Philosophie

La diététique se conçoit comme le design. Deux disciplines à priori éloignées, pourtant similaires dans leur processus de sérendipité.

Le design, ou intention au sens étymologique, vise l'épanouissement. Il tire parti des contraintes comme l'illustre la célèbre phrase de Louis Sullivan " la forme suit la fonction ".

Chaque objet est conçu pour optimiser son usage ; chaque espace est agencé de façon fonctionnelle en accord avec l'environnement dans lequel il se trouve pour rendre la vie agréable. L'esthétisme n'est pas recherché, il découle de l'expression de la fonction.

A l'inverse, la décoration, qui pourrait être qualifiée d'agrément superflu, est fondée sur la subjectivité de l'esthétisme. Elle est façonnée pour se satisfaire d'elle-même, qu'elle qu'en soit les caractéristiques de l'environnement dans lequel elle est utilisée. En cela, elle est souvent en décalage ou inutile, à moins qu'on ne s'adapte à elle. Au mieux elle plaît, mais ne se soucie jamais de savoir si elle procure satisfaction.

Incriminer un aliment, en favoriser un autre, suivre un régime, tout cela n'est que de la décoration alimentaire qui porte votre attention sur elle, et non sur vous. En vous encombrant de croyances superflues, elle grignote votre autonomie au lieu de vous permettre de choisir ce qui est bon pour vous.

 

Une bonne alimentation, c'est une alimentation sur mesure, qui répond à vos besoins corporels, à vos goûts, à vos envies, à vos situations de vie, et à vos moyens. Elle est propre à chacun et sera différente de celle de votre amie ou de votre voisin.

Ainsi, la diététique peut se définir comme du design de choix alimentaires.

L'intention est de retrouver l'autonomie de faire des choix alimentaires adaptés à nos besoins, en vue de s'épanouir corporellement et psychologiquement. 

La clé de l'autonomie, c'est le libre arbitre. Il s'agit de décider en confiance de ce qui est bon pour nous en se libérant des croyances et injonctions superflues.